À Tokyo, le soleil fait rouler les vélos électriques

photo afp/Yoshikazu Tsuno
Au beau milieu de la ville de Tokyo, le géant de l’électronique Sanyo vient de mettre en place deux parkings solaires qui permettront de recharger, grâce à des panneaux photovoltaïques, cent vélos électriques hybrides bientôt disponibles à la location.
Selon le groupe, qui produit déjà de l’énergie solaire pour des entreprises, des écoles et des magasins, ce dispositif peut même fonctionner par mauvais temps.
Le surplus d’électricité produit devrait permettre d’éclairer le parking de nuit.
L’écologie, une régression pour les femmes ?

Les américaines féministes et écolos deviendraient-elles « fémivores » ?
A force de prôner un épanouissement personnel et une qualité de vie proche de la nature, les femmes en arriveraient-elles à renier le principe même du féminisme ? Tel est le débat qu’à soulevé, la semaine dernière, le New York Times. Après Elisabeth Badinter en France, c’est au tour des Américains de dénoncer la prise de conscience obsessionnelle écolo des femmes. Conscience trop aigüe, certes, mais n’est-elle pas vitale ?
Pour en savoir plus : greenzer.fr
Besançon inaugure son service d’autopartage

photo Fabrice Barbier
La ville de Besançon a lancé cette semaine un nouveau service d’autopartage en mettant à la disposition des usagers abonnés dix véhicules en libre-service accessibles 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. L’AutoCité s’adresse à tous les particuliers, aux professionnels et aux administrations.
A l’adhésion de 40 euros s’ajoutent un abonnement mensuel de 10 euros par mois et des sommes qui varient de 1 à 2,50 euros pour la réservation, de 3 à 3,50 euros par heure et de 0,20 à 0,22 euro par kilomètre parcouru. La ville espère à terme élargir son réseau à vingt-cinq véhicules répartis sur quinze stations et compter près de 500 abonnés.
500 km à skis pour sauver les océans
Une équipe britannique a entamé lundi une expédition sur la banquise de l’océan Arctique afin d’étudier les conséquences exactes de la hausse des émissions de dioxyde de carbone sur l’environnement.

photo afp
Il faisait –38 °C sur la banquise de l’océan Arctique lundi, mais la chef de l’expédition et grande exploratrice polaire, Ann Daniels, le photographe Martin Hartley et l’explorateur Charlie Paton indiquaient sur leur site: «Le moral est au plus haut, et nous sommes tous impatients de nous mettre en route.»
Depuis, ils ont chaussé leurs skis pour parcourir 500 km dans le nord du territoire canadien du Nunavut afin de «récolter des données que les scientifiques ne pourraient pas obtenir autrement. Car il est vraiment difficile de travailler dans cet environnement l’hiver», avait précisé Ann Daniels. L’équipe, accompagnée de scientifiques installés dans un camp de base pendant quarante-cinq jours, va devoir affronter des vents très forts et une température pouvant descendre jusqu’à –45 °C…
La mission scientifique, baptisée Catlin Arctic Survey 2010, est menée par Pen Hadow, directeur de l’étude, qui souhaite établir les conséquences de la hausse des émissions de dioxyde de carbone sur les océans, et en particulier sur la biodiversité, indiquait leur communiqué. L’expédition se base notamment sur le constat d’un certain nombre de scientifiques, qui établissent que l’acidité des océans aurait augmenté de 30 % depuis la première révolution industrielle et que le pH des océans pourrait atteindre des niveaux records d’ici à 2050.
Vert de rage pour le thon rouge

photo afp
Les associations de défense de l’environnement ne décolèrent pas.
Cet après-midi, par une large majorité, les Etats réunis à la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées (CITES) ont refusé d’inscrire le thon rouge d’Atlantique Est sous sa protection.
L’avenir de l’espèce est donc subordonné à la gestion des pêcheurs. C’est exactement ce que souhaitait le Japon.
Or, aux yeux des écolos, l’interdiction pure et simple de la pêche était le seul espoir de sauver ce poisson.
D’où cette recommandation de France Nature Environnement : « mangez du thon…tant qu’il en reste »!
Climat : la version de Claude Allègre. Et celle des autres, alors ?

photo Meriadeck/Direct 8
Nouveau pavé sur la banquise. Claude Allègre fait un retour médiatique tonitruant avec « L’imposture climatique », un ouvrage d’entretiens avec le journaliste Dominique de Montvalon (ed. Plon).
Le titre du livre est suffisamment explicite pour comprendre que le géochimiste et ancien ministre est toujours aussi « climato-sceptique ».
Claude Allègre était l’invité, mardi 16 mars, de Valérie Trierweiler dans l’émission « Politiquement Parlant » sur Direct 8. Voici ses réponses au sujet de son livre (durée : 3min50)
En réaction à ce discours clairement hostile aux membres du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et à leurs travaux, certaines voix se sont élevées pour relever et dénoncer les erreurs scientifiques de Claude Allègre. Ainsi Stéphane Foucart dans Le Monde qui détaille « Le Cent-Faute de Claude Allègre » ou encore Denis Delbecq sur le site de L’Express « Quand Claude Allègre réinvente le climat ».
Il y eut aussi cette polémique à l’issue de l’émission « L’Objet du Scandale » animée par Guillaume Durand, le 10 mars, sur France 2 où des invités comme Denis Delbecq justement ou encore le politologue et écologiste radical Paul Ariès furent décommandés quelques jours avant l’enregistrement pour être remplacés par des citoyens « lambda ». Pourquoi? Etaient-ils trop sévères, trop opposés à Claude Allègre?
Mais, au final, scientifiques, politiques ou journalistes, ils sont assez peu nombreux à être montés au créneau face à l’auteur de « L’Imposture Climatique ». Pourquoi ce silence assourdissant? C’est la question que pose l’ingénieur et économiste Benjamin Dessus, ce matin dans son édito publié dans Politis. Instructif !

Pourquoi les Japonais raffolent-ils du thon rouge ?

photo afp / Emmanuel Dunand
Le sort du thon rouge arrive demain sur la table de la CITES (la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (CITES), dont il est l’invité de marque à Doha.
La communauté internationale doit décider si elle en interdit ou non le commerce.
Les Etats-Unis et l’Union Européenne y sont favorbales.
pas le Japon. Tokyo a annoncé qu’il s’opposera à toute interdiction du commerce international du thon rouge de l’Atlantique. Il faut dire que les japonais consomment les trois-quarts de la pêche mondiale de ce poisson, très recherché dans la confection des sushis et des sashimis.
Regardez ce reportage afp de Vincent Touraine
Papillons et libellules en danger


La Liste rouge des espèces en danger en Europe établie par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) vient d’être publiée.
On y apprend que plusieurs espèces de papillons, coléoptères et libellules sont menacées d’extinction en raison de la destruction de leur habitat naturel.
En cause : la modification des pratiques agricoles, le changement climatique, les incendies de forêt ou encore le développement du tourisme.
Résultats : les scientifiques de l’UICN estiment qu’une espèce de papillons d’Europe sur trois est en déclin et 9% des 435 espèces étudiées sont déjà menacés d’extinction.
Du côté des libellules, c’est la diminution des sources d’eau où elles prolifèrent qui pose problème. Selon la Liste rouge, 5% des espèces de libellules « courent un risque d’extinction totale » en Europe.
Les stations-services, une espèce en voie de disparition

photo lepost
Ce qui est bien pour l’environnement, ne l’est pas forcément pour l’emploi.
Depuis le milieu des années 70, trois stations-service sur quatre ont déjà fermé leurs portes. Le phénomène devrait s’amplifier dans les prochaines années avec le renforcement des normes environnementales. De nombreux exploitants seront alors contraints de mettre la clé sous la porte, les investissements exigés pouvant monter jusqu’à 60.000 euros.
Hier Total a annoncé que 10% de ses stations, soit environ 500, allaient fermer « dans les 2-3 ans » à cause de cette réglementation.
Et la tendance pourrait s’accélerer avec l’interdiction de la vente d’alcool dans les stations-service entre 18H00 et 08H00 et la grande distribution qui continue d’installer des pompes à essence devant ses établissements.
Le poids des verts
Avec 12,47% des suffrages obtenus hier au premier tour des élections régionales, Europe Ecologie fait figure de troisième force dans le paysage politique français. Le parti écolo est devenu le principal arbitre de ce scrutin : « il ne peut y avoir d’alternance et d’alternative à l’UMP sans qu’il y ait un rassemblement avec l’écologie politique, c’est-à-dire avec Europe Ecologie » a déclaré fièrement Daniel Cohn-Bendit. Pour le second tour, les verts vont monnayer leurs voix. Les tractations vont bon train entre le parti socialiste et les responsables d’Europe Ecologie. Ils ont jusqu’à demain 18h pour se mettre d’accord.
Mais pour Europe Ecologie, la victoire est déjà acquise : désormais, les « écolos » ne sont plus regardés comme « les idiots utiles » pour reprendre l’expression du député Vert Noël Mamère.
À Paris, les bords de Seine aux piétons ?
«Je vous le confirme, j’y travaille, et je crois qu’après les élections régionales je pourrai annoncer des projets», expliquait Bertrand Delanoë sur RTL, mercredi.
«Un projet d’urbanisme d’envergure» devrait bientôt sortir de ses cartons. Le maire de Paris a annoncé que la piétonnisation des voies sur berges à Paris devrait être l’objet d’annonces et d’un débat après les élections régionales.
L’enjeu ? «Redonner la beauté des bords de Seine aux Parisiens et aux amoureux de Paris.» Au programme : réduire, voire interdire sur certaines portions, la circulation sur les voies sur berges…Tout en tenant compte du report de la circulation.
L’écotourisme à la rescousse des baleines grises

photo afp
Peut-on concilier développement durable et développement économique ?
La réponse s’appelle croissance verte. Exemple sur la côte ouest du Mexique : le tourisme écologique y a permis le retour des baleines grises et l’essor économique local.
Elles faisaient partie des espèces animales les plus menacées de la planète jusqu’à la fin des années 1990. Aujourd’hui, contrairement aux prédictions les plus sombres, les baleines grises – dont les plus grands spécimens peuvent mesurer jusqu’à 15 mètres de long – sont en pleine renaissance avec un taux de croissance supérieur à 3 % par an. Un homme est à l’origine de cette véritable résurrection : Pachico Mayoral, un pêcheur mexicain de 69 ans qui a entrepris de sanctuariser les eaux californiennes où les cétacés viennent se reproduire chaque année au terme d’une migration entamée au large de l’Alaska. Cette belle histoire a commencé voici une trentaine d’années lorsque cet homme, tombé amoureux des baleines grises, avait réussi à se familiariser avec elle au point de pouvoir les caresser de la main. La renommée du pêcheur a pris de l’ampleur au point d’attirer dans la région de millers de touristes désireux de s’approcher aussi au plus près des mammifères marins. Depuis, cette attraction est devenue un véritable business. Entre décembre et mars, près de 3 000 touristes posent leurs bagages à San Ignacio, le village de Pachico Mayoral, et sont hébergés dans des camps de vacance d’un nouveau genre, 100 % développement durable, alimenté en énergie par des panneaux solaires et des éoliennes. Parallèlement, le secteur a intégré le patrimoine mondial de l’Unesco et est devenu une zone particulièrement protégée dans laquelle les 200 familles de pêcheurs ont pu améliorer considérablement leur niveau de vie et… sauver la baleine grise.
Le pôle nord en ballon

photo afp/ Philippe Desmazes
Nouvelle aventure de Jean-Louis Etienne!
Après avoir atteint le pôle nord en tirant seul son traineau pendant 63 jours en 1986, après avoir dérivé quatre mois sur la banquise à bord du Polar Observer en 2002, le médecin-explorateur, 63 ans, a décidé de survoler la banquise arctique, entre l’île norvégienne du Spitzberg et l’Alaska, à bord d’une rozière, un ballon mixte à gaz hélium et air chaud . Départ prévu en avril 2010.
« Comme lors de mes précédentes expéditions, je vais marier aventure et démarche scientifique en mesurant pendant mon vol, dans ma minuscule nacelle bourrée de la plus haute technologie, les teneurs en CO2 ou en particules solides et liquides (aérosols) de la stratosphère au-dessus du pôle Nord » a déclaré hier Jean-Louis Etienne, très enthousiaste à propos de ce nouveau défi.
Greenpeace en guerre contre les déchets nucléaires

photo afp/ Bertrand Langlois

photo afp / Bertrand Langlois
La lutte de Greenpeace contre les déchets nucléaires se poursuit et prend un tour physique.
La nuit dernière, pendant quatre heures, neuf militants de l’association écologique ont bloqué un convoi d’uranium appauvri en gare de Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne en s’enchainant aux voies de chemin de fer à l’arrière et à l’avant du train.
Areva, de son côté se défend. Il ne s’agit pas de déchets nucléaires affirme le groupe nucléaire français. Areva explique que cet uranium appauvri est exporté vers la Russie pour retraitement et réutilisation dans les centrales françaises.
Au total, douze militants de Greenpeace ont été interpellés après cette opération.
Marre de l’écologie ?
Nicolas Sarkozy l’a dit : il y en a marre de l’environnement !
Il ne se faisait que l’écho de la déferlante des Unes de journaux titrant un ras-le-bol similaire de l’écologie, une remise en question du réchauffement climatique, du développement durable….
Bref l’heure du débat a sonné. A raison ? Quels risques ?
Si vous voulez en savoir plus sur ce sujet, un seul site : greenzer.fr
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