L’écotourisme à la rescousse des baleines grises

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Peut-on concilier développement durable et développement économique ?
La réponse s’appelle croissance verte. Exemple sur la côte ouest du Mexique : le tourisme écologique y a permis le retour des baleines grises et l’essor économique local.
Elles faisaient partie des espèces animales les plus menacées de la planète jusqu’à la fin des années 1990. Aujourd’hui, contrairement aux prédictions les plus sombres, les baleines grises – dont les plus grands spécimens peuvent mesurer jusqu’à 15 mètres de long – sont en pleine renaissance avec un taux de croissance supérieur à 3 % par an. Un homme est à l’origine de cette véritable résurrection : Pachico Mayoral, un pêcheur mexicain de 69 ans qui a entrepris de sanctuariser les eaux californiennes où les cétacés viennent se reproduire chaque année au terme d’une migration entamée au large de l’Alaska. Cette belle histoire a commencé voici une trentaine d’années lorsque cet homme, tombé amoureux des baleines grises, avait réussi à se familiariser avec elle au point de pouvoir les caresser de la main. La renommée du pêcheur a pris de l’ampleur au point d’attirer dans la région de millers de touristes désireux de s’approcher aussi au plus près des mammifères marins. Depuis, cette attraction est devenue un véritable business. Entre décembre et mars, près de 3 000 touristes posent leurs bagages à San Ignacio, le village de Pachico Mayoral, et sont hébergés dans des camps de vacance d’un nouveau genre, 100 % développement durable, alimenté en énergie par des panneaux solaires et des éoliennes. Parallèlement, le secteur a intégré le patrimoine mondial de l’Unesco et est devenu une zone particulièrement protégée dans laquelle les 200 familles de pêcheurs ont pu améliorer considérablement leur niveau de vie et… sauver la baleine grise.






