500 km à skis pour sauver les océans
Une équipe britannique a entamé lundi une expédition sur la banquise de l’océan Arctique afin d’étudier les conséquences exactes de la hausse des émissions de dioxyde de carbone sur l’environnement.

photo afp
Il faisait –38 °C sur la banquise de l’océan Arctique lundi, mais la chef de l’expédition et grande exploratrice polaire, Ann Daniels, le photographe Martin Hartley et l’explorateur Charlie Paton indiquaient sur leur site: «Le moral est au plus haut, et nous sommes tous impatients de nous mettre en route.»
Depuis, ils ont chaussé leurs skis pour parcourir 500 km dans le nord du territoire canadien du Nunavut afin de «récolter des données que les scientifiques ne pourraient pas obtenir autrement. Car il est vraiment difficile de travailler dans cet environnement l’hiver», avait précisé Ann Daniels. L’équipe, accompagnée de scientifiques installés dans un camp de base pendant quarante-cinq jours, va devoir affronter des vents très forts et une température pouvant descendre jusqu’à –45 °C…
La mission scientifique, baptisée Catlin Arctic Survey 2010, est menée par Pen Hadow, directeur de l’étude, qui souhaite établir les conséquences de la hausse des émissions de dioxyde de carbone sur les océans, et en particulier sur la biodiversité, indiquait leur communiqué. L’expédition se base notamment sur le constat d’un certain nombre de scientifiques, qui établissent que l’acidité des océans aurait augmenté de 30 % depuis la première révolution industrielle et que le pH des océans pourrait atteindre des niveaux records d’ici à 2050.






