Copenhague : rebondir après l’échec
L’accord a minima sur lequel se sont séparés vendredi les 130 chefs d’Etat et de gouvernement présents dans la capitale danoise a déçu.
Sans valeur juridique, le texte tient sur trois pages et n’a aucun effet contraignant : il impose uniquement aux Etats de remettre dans un mois au secrétariat de la conférence des Nations unies sur le climat leurs engagements écrits de réduction des émissions de CO2. Ces engagements seront étudiés dans six mois dans le cadre d’une conférence ministérielle à Bonn, en Allemagne. «Nous avons bradé l’avenir de nos enfants et compromis celui de millions de citoyens des pays du Sud, estimait Nicolas Hulot hier. Ce qui s’est passé à Copenhague résonne comme un terrible bras d’honneur à la conscience citoyenne : on n’a pas écouté les ONG, on les a même mises à l’écart du sommet des chefs d’Etat.» Le prochain grand rendez-vous de la diplomatie climatique est prévu fin novembre 2010, à Mexico. Ce sommet sera organisé une nouvelle fois par les Nations unies, très critiquées pour le manque de préparation dont a pâti le sommet de Copenhague. Et, du côté des ONG, la tendance n’est pas à l’optimisme. «C’est un désastre, déplorait hier Karine Gavand, de Greenpeace France. Certes, les négociations vont se poursuivre, mais on n’a même pas l’assurance qu’un traité contraignant sera adopté à Mexico ».
Copenhague : incertitude sur l’avenir du climat
L’incertitude régnait hier sur l’issue de la conférence de Copenhague sur le climat, qui doit s’achever ce soir. Arrivés sur place, les chefs d’Etat devaient tenter de s’entendre sur un texte commun.
Branle-bas de combat à Copenhague. A moins de 24 heures de la clôture du sommet climatique, quelque 130 chefs d’Etat et de gouvernement se réunissent depuis hier dans la capitale danoise pour tenter d’arracher un accord sur le climat. Ils auront fort à faire, tant les négociations semblaient bloquées hier. Le suspense devrait durer jusqu’au bout de la nuit. L’Union européenne se déclarait hier «préoccupée par l’absence de progrès», appelant «les grands pollueurs» à aller «de toute urgence jusqu’à l’extrême limite de leur flexibilité». Un appel du pied aux Etats-Unis et à la Chine, dont les désaccords sur les engagements à mettre en oeuvre constituaient hier le principal point de blocage.
Un pessimisme ambiant
Dans ce contexte, le président américain Barack Obama est attendu aujourd’hui comme le messie. Nombreux sont ceux qui espèrent qu’il annoncera des objectifs plus ambitieux que les 4 % d’ici à 2020, envisagés initialement, et permettra ainsi de faire avancer les discussions. Mais l’hypothèse qui semblait se dessiner était celle d’un accord sur une feuille de route. La signature d’un «protocole de Copenhague» destiné à remplacer le protocole de Kyoto, qui arrive à expiration en 2012, apparaissait de plus en plus improbable. «Il faut changer de braquet (…) ou nous allons droit à la catastrophe», déclarait hier Nicolas Sarkozy, après son arrivée à Copenhague. «Tenez-vous bien et attention à la fermeture des portes, la voiture repart!» tentait toutefois de rassurer le haut responsable de l’ONU pour le climat, Yvo de Boer.
Climat : Sarkozy déterminé
Nicolas Sarkozy multiplie les efforts envers l’Afrique avant son départ aujourd’hui pour le sommet de Copenhague. Il a reçu hier à l’Elysée onze pays du bassin du Congo, deuxième «poumon vert» de la planète (200 millions d’hectares de forêts) après l’Amazonie. Au programme: la déforestation, qui représente 20 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Le chef de l’Etat a poussé ces pays – parmi lesquels l’Ouganda et la République démocratique du Congo – à accepter la ligne adoptée la veille avec le Premier ministre d’Ethiopie, Meles Zenawi, porte-parole des pays africains lors du sommet climatique. La France et cinq autres pays proposent en outre une aide immédiate de 3,5 milliards de dollars sur trois ans pour lutter contre la déforestation. «Je n’envisage pas un échec parce que l’échec serait catastrophique», a martelé Nicolas Sarkozy sur Canal+ hier soir, affirmant qu’il comptait sur le soutien des Etats-Unis. Mais ces efforts interviennent alors qu’un vent de panique soufflait hier sur le sommet de Copenhague. La Chine a vivement critiqué le manque de transparence des négociations; le chef de la délégation de l’archipel de Tuvalu a comparé les travaux au Titanic. l’Inde, elle, dénonçait un «bazar intégral». Une ambiance délétère dans un centre de conférences en état de siège: dans les rues de Copenhague, les manifestations ont conduit à plus de 250 interpellations.
Climat : la France et l’Afrique font front commun
La fin du sommet de Copenhague sur le climat approche et la crainte de l’échec grandit.
Pour tenter de rectifier le tir, la France et les pays africains ont publié hier un texte commun destiné à gommer les divergences entre pays émergents et industrialisés. A l’issue d’un déjeuner de travail avec le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, porte-parole des pays africains à Copenhague, le président Nicolas Sarkozy a dévoilé un plan sur la limitation de 2 °C de la température globale. Le texte prévoit aussi une aide de 10 milliards de dollars par an aux pays en voie de développement. «Un tel enjeu pour la planète est tellement important qu’une alliance entre l’Afrique et l’Europe est absolument cruciale», a souligné le président français, qui a également participé hier à une conférence téléphonique avec son homologue américain, Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique, Gordon Brown. Mais alors que les chefs d’Etat se réunissent vendredi à Copenhague pour trouver un accord final, rien ne semble gagné. Hier, la Chine et les Etats-Unis, les deux plus gros pollueurs, ont fait savoir qu’ils ne débattraient pas de leurs objectifs en termes d’émissions de gaz à effet de serre. «Je dois vous le dire, nous pouvons échouer», en cas d’absence de compromis, a prévenu Connie Hedegaard, présidente danoise de la conférence.
Copenhague : la pression monte
Le rythme s’accélère à Copenhague, où la crainte d’un échec plane sur le sommet sur le climat qui s’achève vendredi. Les ministres des 192 Etats représentés entrent en scène cette semaine, à l’heure où de nombreux points d’achoppement subsistent. Parmi eux, le financement de l’aide aux pays démunis. L’Union européenne veut verser 2,4 milliards d’euros par an pendant trois ans (Paris versera 420 millions d’euros), ce que les pays en développement, réunis au sein du G77, jugent insignifiant. Autre point de tension : l’engagement des pays industrialisés dans la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Hier, les pays du G77 ont ainsi suspendu durant quelques heures leur participation aux négociations. Ils réclament que les pays riches renouvellent leurs engagements au protocole de Kyoto, seul instrument juridique contraignant pour les pays industrialisés, qui arrive à échéance fin 2012. Or, les Etats-Unis veulent que les pays émergents soient également obligés de limiter leurs émissions de GES. Quant à la Chine, elle conditionne ses efforts à ceux fournis par les Américains. Autant de difficultés que les chefs d’Etat vont devoir surmonter lors de leur réunion, vendredi. «Le temps nous est compté», a rappelé hier de New York le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.
Copenhague : la police a fait bloc
A Copenhague, on ne badine pas avec la sécurité. Avec un budget de 83,22 millions d’euros, la police, qui assure pendant le sommet sur le climat (jusqu’au 18 décembre) la plus lourde tâche qu’elle ait jamais eu à assumer, a mis en place un dispositif hors norme qui semble porter ses fruits.
Un dispositif bien huilé
A preuve le millier d’interpellations menées avant-hier dans la capitale danoise, lors des grandes manifestations organisées par les ONG. Postés dans des cars qui jalonnaient le parcours du cortège, plus de 6000 policiers ont opéré des «arrestations préventives». Dès le début de la manifestation, ils ont encerclé et maîtrisé les fauteurs de troubles qui commençaient à briser des vitrines du centre-ville. La plupart d’entre eux faisaient partie des «black blocs», groupuscules ultraviolents à l’origine des débordements survenus au sommet de l’Otan à Strasbourg, en avril dernier. Les personnes interpellées ont été transférées dans le camp de détention provisoire mis en place spécialement pour le sommet et installé dans un entrepôt à 5 km de la capitale. Ce centre abrite des juristes chargés d’effectuer le tri parmi les personnes interpellées. Hier, la majorité d’entre elles ont été relâchées.
La police sur le qui-vive
Les ONG ont fortement critiqué l’intervention musclée des policiers antiémeute ce week-end et n’ont pas hésité à parler de «violations des droits humains». Mais les forces de sécurité restent sur le qui-vive: elles ont une nouvelle fois dispersé les manifestants hier et se préparent à une nouvelle action des «black blocs». Ceux-ci auraient en effet l’intention de mener cette semaine des actions contre le Bella Center, qui a des allures de forteresse, alors que les chefs d’Etats doivent s’y rendre à partir de jeudi.
Les îles craignent pour leur survie
Pour les petits Etats insulaires, le réchauffement climatique est une question de vie ou de mort. L’élévation du niveau des mers, due notamment à la fonte des calottes polaires, pourrait dépasser un mètre à la fin du siècle, selon les climatologues. Par conséquent, des îles comme les Maldives, situées en moyenne à 2,1 mètres au-dessus du niveau de la mer, pourraient bien être englouties. C’est pourquoi ces petits Etats suivent avec attention les négociations qui ont lieu en ce moment à Copenhague (7-18 décembre). Comme l’explique Jérôme Frignet, de Greenpeace, «pour eux, l’objectif discuté lors de ce sommet», qui vise à limiter à 2 °C la hausse de la température d’ici à 2050, «n’est même pas suffisant. Il faudrait l’abaisser à 1,5 °C au maximum». L’élévation du niveau des océans pourrait ainsi conduire à une augmentation massive du nombre de réfugiés climatiques. Déjà, plus de 3 000 habitants de Tuvalu (Pacifique) ont émigré en Nouvelle-Zélande.
Copenhague : nord et sud s’affrontent
La température continue de grimper au sommet de Copenhague sur le climat entre les pays industrialisés et ceux en voie de développement.
Ces derniers ont une nouvelle fois appelé hier les Etats riches à assumer leur responsabilité dans le réchauffement climatique. Ils réclament une aide financière de leur part afin de s’adapter aux évolutions du climat. Aucun pays industrialisé n’a pour l’instant précisé le montant de sa contribution, mais les intentions prononcées à demi-mot sont largement en deçà des quelque 100 milliards d’euros par an que préconise l’Union européenne. Pour faire monter la pression, les pays du Sud ont donc mis hier sur la table des chiffres concrets: le Botswana, par exemple, réclame 143 millions de dollars par an pour réduire ses émissions de GES. Cette bataille de chiffres est attisée par la polémique autour d’un texte danois qui circule depuis quelques jours, et semble décharger les pays riches de leurs engagements aux dépens des plus pauvres. Si le Danemark, qui préside le sommet, a assuré qu’il s’agissait d’un simple document de travail, la réponse du délégué soudanais, Lumumba Stanislas Dia-Ping, est sans appel: «Nous n’accepterons pas un accord qui condamne 80 % de la population mondiale à plus de souffrance et d’injustice.»
Le Brésil face à la déforestation
La déforestation représente une menace majeure pour la planète. Alors que la décennie 2000-2009 devrait être «la plus chaude jamais enregistrée» depuis les premiers relevés réalisés en 1850, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la déforestation représente 20 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Particulièrement concerné, le Brésil, qui abrite la forêt amazonienne, est le quatrième (ou cinquième, selon les calculs) émetteur mondial de gaz à effet de serre – pas moins de 60 % des gaz émis par tout le pays sont dus aux brûlis. Le 13 novembre, le président Lula annonçait un plan ambitieux prévoyant notamment de réduire le déboisement de l’Amazonie de 80 % d’ici à 2020. Sous l’impulsion de Lula, le Brésil a déjà enregistré entre août 2008 et juillet 2009 sa plus faible déforestation annuelle depuis vingt ans. Un exemple qui pourrait inspirer les autres grands pays forestiers, notamment ceux du bassin du Congo, deuxième «poumon vert de la planète». Les représentants de ces Etats d’Afrique centrale ont été invités par Nicolas Sarkozy le 16 décembre pour arrêter une position commune en vue de la clôture du sommet de Copenhague. Troisième émetteur de gaz à effet de serre de la planète, l’Indonésie a également été conviée.
Les ONG sur le pont
A Copenhague, le sommet se joue aussi en «off». Les ONG multiplient les actions pour faire entendre leur voix et peser sur les décisions finales.
Au sommet de Copenhague, il n’y a pas que des diplomates. Les rues de la capitale danoise sont elles aussi en effervescence. Les organisations non gouvernementales (ONG) sont sur le pied de guerre afin de pousser les négociateurs à prendre les décisions qui s’imposent. Après un week-end de manifestations un peu partout en Europe (à Londres, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi), les efforts se concentrent désormais sur Copen hague. Un sommet parallèle – le Klimaforum –, des pétitions, des expositions ou encore des concerts sont organisés par près d’un millier d’organisations en tout genre. «La ville devient vraiment le coeur du monde», s’enthousiasme Christina Koll, de Greenpeace.
Des objectifs communs et des particularités
Ecologie, accès à l’eau, défense des populations: les ONG défendent des causes très diverses. Comme les délégations gouvernementales, la plupart se basent sur les recommandations du Giec, comme la limite de la hausse des températures à +2°C d’ici à 2050. Mais toutes affichent leurs particularités. «En ce qui nous concerne, explique Cyrielle Den Hartigh, de l’ONG Les Amis de la Terre, nous rejetons fermement le marché international du carbone», qui permet aux pays d’échanger les droits d’émissions de gaz à effet de serre. Une mesure qui est pourtant au menu des discussions.
Remise des «fossil awards»
Les ONG sont venues en nombre. Rien que pour Greenpeace, une centaine de représentants, experts ou activistes, ont fait le déplacement. Certains sont accrédités – au compte-gouttes – et peuvent assister à quelques réunions du Bella Center. Ils peuvent parfois même prendre la parole. «Une grande partie du travail se fait également en coulisses», souligne Jérôme Frignet, de Greenpeace. Parmi les moyens de pression plus anecdotiques : à la fin de chaque journée, les ONG remettent les «fossil awards», récompensant ironiquement les pays qui ont le plus bloqué les négociations. En dehors du Bella Center, les autres membres des ONG coordonnent les opérations médiatiques, un moyen de plus selon eux, pour faire pression.
Crainte d’une radicalisation
Si la plupart des ONG favorisent l’action pacifique, d’autres ont des méthodes plus offensives. Avec une si grande affluence – plus de 30000 personnes –, difficile d’éviter les débordements. D’autant que certaines formations altermondialistes ou anarchistes plus radicales sont aussi de la partie. Mais la ville a anticipé en mobilisant près de 6000 policiers. Les autorités ont même installé un camp de détention provisoire.
Malgré les risques d’écarts, la majorité des ONG prône la nonviolence. «Les gens savent faire la part des choses, rassure Cyrielle Den Hartigh. Ils ne nous mettent pas tous dans le même panier et savent pourquoi nous sommes là.»
Jour J pour la planète
Le sommet de Copenhague, censé préparer la suite du protocole de Kyoto, s’ouvre aujourd’hui au Danemark, et jusqu’au 18 décembre, dans une atmosphère morose.
Rues quadrillées par 10 000 policiers, ONG sur le pied de guerre, ballet de voitures diplomatiques…aujourd’hui et jusqu’au 18 décembre, Copenhague est le centre du monde. Le Bella Center, plus grand centre de conférences de la capitale danoise, accueille le sommet sur le climat. Une rencontre sous haute surveillance : hier déjà, les accès au centre ont été momentanément bouclés en raison d’une valise suspecte. Les autorités sont sur les dents.
Et pour cause : les représentants de 192 Etats sont présents à Copenhague. Leur objectif : trouver des solutions pour ralentir le réchauffement climatique. Face aux désaccords, beaucoup craignent un rendez-vous manqué.
1. Pourquoi ce sommet?
Le sommet organisé sous l’égide de l’ONU doit donner une suite au protocole de Kyoto de 1997 (soit en l’amendant, soit en validant un nouvel accord) qui arrive à échéance en 2012. Ce texte à portée juridique engageait les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 5,2% en 2012 par rapport à leurs niveaux de 1990. Les pays en voie de développement n’étaient, eux, soumis à aucune contrainte. Ce traité a été ratifié par 174 Etats, mais les Etats-Unis s’y sont toujours refusés. Copenhague doit accoucher d’un accord global qui inclut les pays en développement mais surtout les Etats-Unis, avec un objectif : limiter le réchauffement climatique à + 2 °C d’ici à 2050. Cette limite répond aux rapports alarmants du Giec – le groupe d’experts rattaché aux Nations unies – sur les conséquences catastrophiques pour la planète d’une hausse plus élevée des températures (fonte des glaces, élévation du niveau des mers, sécheresses accrues…).
2. Qui sera présent?
192 pays sont représentés par leurs diplomates, des centaines d’ONG sont présentes, soit près de 30000 personnes au total. Une centaine de chefs d’Etat devraient également faire le voyage les deux derniers jours de la conférence. Et le président américain Barack Obama a rassuré ce week-end les participants en annonçant finalement sa présence le 18 décembre.
3. Comment va-t-il se dérouler?
Les négociateurs s’appuient sur un document de base de plusieurs centaines de pages, élaboré au cours des derniers mois. Chaque jour, des discussions (séances plénières, groupes de travail ou réunions informelles) entre diplomates sont organisées. Si les pays riches ont suffisamment de représentants pour assister à toutes ces réunions, certains pays en développement, eux, ont des groupes de négociateurs restreints. Les discussions se concentrent sur trois thèmes majeurs : objectifs de réduction des GES, aide financière aux pays en voie de développement et lutte contre la déforestation. Un travail de fourmi – entièrement en anglais –, où chacun tergiverse sur la moindre virgule. Les chefs d’Etat interviennent les deux derniers jours.
4. En cas d’échec?
Les observateurs ne cachent pas leur pessimisme. Trouver un accord satisfaisant va être compliqué. Le pire scénario serait un accord a minima, sans base juridique, ou très peu contraignant. Mais en cas d’absence totale de décisions, il n’y a pas de plan B, assure-t-on, pour ne pas briser l’élan de Copenhague. Cependant, les Nations unies ont déjà planifié de nouvelles sessions de négociations postsommet. Un accord pourrait être trouvé l’année prochaine.






