Un tiers des ampoules usagées recyclées

ampoule

 
70 millions d’ampoules hors-service collectées et recyclées en trois ans. Cette statistique a de quoi donner le sourire aux tenants du recyclage. Près de 31 % des lampes seraient ainsi récupérées aujourd’hui, avec un objectif – manifestement réaliste – de 65 % en 2016. Les ampoules à filament – qui ne seront définitivement plus commercialisées en décembre 2012 – sont exclues de ce calcul qui ne prend en compte que les lampes à basse consommation et, beaucoup plus marginalement, les leds – ces diodes électro-luminescentes.
Parmi les moyens suggérés pour augmenter le taux de récupération : la multiplication des bornes de collecte. On en compte aujourd’hui 10 000 dans toute la France. L’objectif est d’en installer 20 000 de plus, explique-t-on chez Récylum, l’éco-organisme agréé par les pouvoirs publics pour optimiser la collecte des lampes usagées.

Vendredi 9 avril 2010, 14:55

Des grenouilles protégées saisies par les douanes

Dendrobates tinctoriusQui croirait qu’un batracien toxique puisse être l’objet de féroces convoitises ?
C’est pourtant le cas du Dendrobates tinctorius, une grenouille de 3 à 7 centimètres. Quarante quatre spécimens, dissimulés dans des boîtes de pellicules, ont ainsi été saisis la semaine dernière par les douanes de Guyane. Outre la passion des collectionneurs, cette grenouille attise aussi l’intérêt des scientifiques. Son venin, utilisé par les tribus indiennes, pourrait avoir d’intéressantes applications thérapeutiques. Par ailleurs, l’application de son mucus sur la peau de perroquets dont les plumes avaient été arrachées, permet de favoriser une repousse rapide.
Autant de raisons pour renforcer la protection de cet animal qui figure dans la liste de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (Cites).

Vendredi 9 avril 2010, 14:50

Premier «vol vert» réussi pour Air France

avion afAccusés depuis longtemps de rejeter des tonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, les transports aériens se mobilisent pour réduire leur empreinte écologique.
En témoigne ce premier vol transatlantique «vert» qui transportait mercredi 420 passagers dans un Boeing 747 aux couleurs d’Air France. Les paramètres de vol ont été pensés pour atténuer toutes les nuisances écologiques – et pas seulement celles issues de la combustion du kérosène. En réduisant par exemple le temps de roulement au sol, en privilégiant une prise de hauteur continue (et non par paliers), en étudiant minutieusement l’altitude et la vitesse, les experts ont réussi à éviter l’émission de 6 à 9 tonnes de CO2 et espèrent diminuer de 7 décibels le niveau du son émis en phases d’atterrissage et de décollage.
Ces progrès s’avèrent substantiels en attendant le développement des vols «propres». Un scénario pas si futuriste que cela : le même jour, l’avion propulsé à l’énergie solaire Solar Impulse a effectué avec succès son premier vol au départ de l’aérodrome militaire de Payerne, en Suisse.

Vendredi 9 avril 2010, 14:46

Des bulles durables

dosnon lepageUne bien belle décision que celle prise par Davy Dosnon et Simon-Charles Lepage. Ces deux jeunes viticulteurs, qui ont eu le culot de lancer une nouvelle maison de champagne, Dosnon & Lepage, en 2007, dans la trop délaissée Côte des Bar (dans l’Aube), ont décidé d’adhérer à l’opération 1% For the Planet. Cette initiative internationale regroupe des entrepreneurs qui s’engagent à verser 1% de leur chiffre d’affaires en faveur de causes écologiques.
Un geste audacieux pour compenser l’impact environnemental de leur activité, alors que leur maison n’a même pas trois ans d’existence. Au-delà de cette initiative, ces passionnés de la qualité, qui ont fait de «l’harmonie des écosystèmes» leur credo, sont en passe d’obtenir une certification «bio» grâce à leur pratique de l’agri – culture raisonnée (par – celles enherbées afin de favoriser la vie microbienne, pas d’engrais chimiques…). Un engagement à saluer…sans modération.

Lundi 5 avril 2010, 11:07

Les corneilles ont pris racine

photo afp / Jber ALAM

photo afp / Jber ALAM

Est-ce le prélude à un remake des Oiseaux, le célèbre thriller d’Alfred Hitchcock ? Les corneilles seraient en train de se sédentariser à Paris, selon les dernières observations des ornithologues. Si ces volatiles – réputés pour leur intelligence – ont toujours été présents dans la capitale de manière transitoire, c’est la première fois qu’on les voit y élire domicile de manière durable. Et, si cette implantation peut paraître bénéfique de prime abord (la corneille se nourrissant notamment de charognes et de déchets), elle pourrait vite devenir problématique. Ces corvidés, dont la population est susceptible de croître de manière exponentielle, sont en effet particulièrement bruyants et génèrent des déjections en masse.
Face à ce risque, les responsables municipaux en charge du dossier appellent les Parisiens à ne pas nourrir les volatiles.

Dimanche 4 avril 2010, 01:15

Menace sur la Commission baleinière

baleine bisUne nouvelle menace pourrait peser sur les cétacés. La Commission baleinière internationale (CBI), instance de négociation internationale destinée à la régulation de la pêche, pourrait cesser son activité. Sir Geoffrey Palmer, le délégué de la Nouvelle-Zélande dans cette assemblée, a estimé hier que, faute de résultats probants et d’accord sur la limitation de la chasse, cette organisation pourrait disparaître. En effet, malgré le moratoire de 1986 qui proscrivait la chasse commerciale, trois pays continuent de traquer les baleines : la Norvège, l’Islande et le Japon, ce dernier prétextant des objectifs scientifiques.
Aujourd’hui, les membres de la CBI tentent de trouver un accord pour mettre fin de manière concertée à ces violations flagrantes, mais les divergences se sont exacerbées ces derniers mois, rendant certains observateurs pessimistes. Une nouvelle réunion doit se tenir la semaine prochaine à Washington, aux Etats-Unis, pour élaborer un projet qui doit être examiné le 22 avril prochain.

Samedi 3 avril 2010, 15:00

Kaboul sous des pétales de roses

roseNon, il ne s’agit pas d’un retour en force du mouvement hippie, mais de l’initiative d’un institut scientifique britannique en faveur de l’Afghanistan.
L’idée est de refleurir la capitale afghane, dévastée par la guerre, avec la création d’un jardin botanique au coeur de Kaboul pour redonner le goût des roses aux Kabouliens. Le Jardin botanique royal d’Edimbourg (RBGE) projette ainsi de s’associer à la faculté agricole de l’université de Kaboul pour mettre en place un site de quatre hectares où les Afghans qui se sentent la fibre verte pourront étudier les différentes techniques de culture. Des experts du RBGE se sont rendus sur les lieux pour partager leur expérience.
Objectif : que ce jardin ne soit qu’un début, et que cet exemple soit suivi et aide ainsi à sortir l’Afghanistan de la situation dans laquelle l’ont plongé plus de trente ans de guerre. Pour Matthew Hall, botaniste du RBGE, ce jardin «encouragera la diversité des plantes, qui fonde tout écosystème et est fondamental pour n’importe quel pays». Le site sera ouvert au public avec une visée éducative et la possibilité d’étudier la vie des plantes scientifiquement et de les répertorier. Si le lopin choisi n’est encore qu’un amas de terre, des serres et des plates-bandes sont en projet. Mohammad Yasin Mohsini, le doyen de la faculté d’agriculture de l’université de Kaboul, voit dans ce jardin un atout essentiel pour les étudiants de plusieurs disciplines, en horticulture, en sylviculture, mais aussi en médecine. La culture des roses est une tradition en Afghanistan, et de nombreuses tentatives ont été menées pour substituer à la culture du pavot celle de l’huile de roses.

Mercredi 31 mars 2010, 19:22

L’eau en France : peut, encore, mieux faire

Jean-François Donzier siège également au conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’eau (GWP).

Jean-François Donzier siège également au conseil d’administration du Partenariat mondial pour l’eau (GWP).

Entretien avec Jean-François Donzier, directeur général de l’Office International de l’Eau (OIE)

 L’eau, symbole fort de vie, est au cœur des préoccupations internationales. 1,1 milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable, et 2,6 milliards ne disposent pas d’assainissement.
En France, si la qualité de l’eau et le système d’assainissement sont reconnus au niveau mondial, plusieurs chantiers restent à mener.

Quels sont les objectifs de la France en terme de qualité et de gestion de l’eau?
Le plus gros chantier a été fixé par la directive-cadre européenne de 2000 qui impose à la France le «bon état écologique» des eaux de surface et souterraines, sur trois échéances: 2015, 2021 et 2027. C’est un projet extrêmement ambitieux. En 2015, deux tiers de nos eaux devront être en «bon état écologique», contre un tiers à ce jour. Nous devons aussi continuer à améliorer la qualité chimique de l’eau souterraine et travailler sur la prévention des inondations, un point sensible en France, puisque les fleuves débordent de façon très régulière. Et les dégâts causés en Vendée par la tempête Xynthia ont prouvé que nous n’avons que trop construit sur des zones inondables. Enfin, la qualité de l’eau potable, en particulier les branchements en plomb et la présence de nitrates, reste un chantier important. Il faut rappeler que 98 % de la population française est desservie par le réseau public d’eau potable. Il ne reste que 154 grandes communes qui n’ont pas de stations d’épuration aux normes européennes.

La pollution des eaux est souvent pointée du doigt en France. Quelles sont les priorités?
Nous devons progresser sur les pollutions agricoles – les pesticides et les fertilisants –, qui contaminent surtout les nappes souterraines, sans pour autant jeter la pierre aux agriculteurs qui sont dépendants d’un modèle productiviste établi dans les années 1950-1960. La diminution des pesticides supposerait notamment une réorientation de la PAC (Politique agricole commune, ndlr). Aujourd’hui, l’usage de certaines molécules est interdit par le ministère de l’Agriculture. Les agriculteurs sont aussi formés à un meilleur dosage des traitements. Nous développons également une politique de protection des points d’eau… L’usage des pesticides reste toutefois essentiel pour obtenir de bons rendements. Une interdiction totale est donc impossible à ce jour.

La France a-t-elle un rôle à jouer dans cette crise de l’eau annoncée?
L’Hexagone est sans conteste un leader mondial sur la qualité de ses services, loin devant les Etats-Unis ou le Canada. Il a donc un rôle essentiel dans l’accompagnement des pays en développement. Pour cela, trois axes peuvent être dégagés: tout d’abord la lutte contre le gaspillage – il y a 50% de déperdition dans les réseaux d’eau potable de ces pays. Deuxièmement, moderniser l’irrigation, qui représente 70 à 80 % de la consommation mondiale d’eau. Elle est majoritairement traditionnelle et causerait 60% de perte d’eau. Enfin, l’assainissement de l’eau sera le principal défi. Selon les chiffres de l’UN-Water (organisme de gestion de l’eau pour l’ONU, ndlr), 85% des eaux usées dans le monde sont rejetées sans traitement dans les milieux naturels.

(Entretien réalisé par les équipes de Direct Soir)

Mardi 23 mars 2010, 20:19

À Tokyo, le soleil fait rouler les vélos électriques

photo afp/Yoshikazu Tsuno

photo afp/Yoshikazu Tsuno

 

 

Au beau milieu de la ville de Tokyo, le géant de l’électronique Sanyo vient de mettre en place deux parkings solaires qui permettront de recharger, grâce à des panneaux photovoltaïques, cent vélos électriques hybrides bientôt disponibles à la location.
Selon le groupe, qui produit déjà de l’énergie solaire pour des entreprises, des écoles et des magasins, ce dispositif peut même fonctionner par mauvais temps.
Le surplus d’électricité produit devrait permettre d’éclairer le parking de nuit.

Vendredi 19 mars 2010, 16:45

Besançon inaugure son service d’autopartage

photo Fabrice Barbier

photo Fabrice Barbier

 

La ville de Besançon a lancé cette semaine un nouveau service d’autopartage en mettant à la disposition des usagers abonnés dix véhicules en libre-service accessibles 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. L’AutoCité s’adresse à tous les particuliers, aux professionnels et aux administrations.
A l’adhésion de 40 euros s’ajoutent un abonnement mensuel de 10 euros par mois et des sommes qui varient de 1 à 2,50 euros pour la réservation, de 3 à 3,50 euros par heure et de 0,20 à 0,22 euro par kilomètre parcouru. La ville espère à terme élargir son réseau à vingt-cinq véhicules répartis sur quinze stations et compter près de 500 abonnés.

Vendredi 19 mars 2010, 16:18

500 km à skis pour sauver les océans

Une équipe britannique a entamé lundi une expédition sur la banquise de l’océan Arctique afin d’étudier les conséquences exactes de la hausse des émissions de dioxyde de carbone sur l’environnement.

photo afp

photo afp

Il faisait –38 °C sur la banquise de l’océan Arctique lundi, mais la chef de l’expédition et grande exploratrice polaire, Ann Daniels, le photographe Martin Hartley et l’explorateur Charlie Paton indiquaient sur leur site: «Le moral est au plus haut, et nous sommes tous impatients de nous mettre en route.»

Depuis, ils ont chaussé leurs skis pour parcourir 500 km dans le nord du territoire canadien du Nunavut afin de «récolter des données que les scientifiques ne pourraient pas obtenir autrement. Car il est vraiment difficile de travailler dans cet environnement l’hiver», avait précisé Ann Daniels. L’équipe, accompagnée de scientifiques installés dans un camp de base pendant quarante-cinq jours, va devoir affronter des vents très forts et une température pouvant descendre jusqu’à –45 °C…
La mission scientifique, baptisée Catlin Arctic Survey 2010, est menée par Pen Hadow, directeur de l’étude, qui souhaite établir les conséquences de la hausse des émissions de dioxyde de carbone sur les océans, et en particulier sur la biodiversité, indiquait leur communiqué. L’expédition se base notamment sur le constat d’un certain nombre de scientifiques, qui établissent que l’acidité des océans aurait augmenté de 30 % depuis la première révolution industrielle et que le pH des océans pourrait atteindre des niveaux records d’ici à 2050.

Vendredi 19 mars 2010, 16:14

À Paris, les bords de Seine aux piétons ?

bords de seine«Je vous le confirme, j’y travaille, et je crois qu’après les élections régionales je pourrai annoncer des projets», expliquait Bertrand Delanoë sur RTL, mercredi.
«Un projet d’urbanisme d’envergure» devrait bientôt sortir de ses cartons. Le maire de Paris a annoncé que la piétonnisation des voies sur berges à Paris devrait être l’objet d’annonces et d’un débat après les élections régionales.
L’enjeu ? «Redonner la beauté des bords de Seine aux Parisiens et aux amoureux de Paris.» Au programme : réduire, voire interdire sur certaines portions, la circulation sur les voies sur berges…Tout en tenant compte du report de la circulation.

Vendredi 12 mars 2010, 20:23

L’écotourisme à la rescousse des baleines grises

photo afp

photo afp

Peut-on concilier développement durable et développement économique ?
La réponse s’appelle croissance verte. Exemple sur la côte ouest du Mexique : le tourisme écologique y a permis le retour des baleines grises et l’essor économique local.

Elles faisaient partie des espèces animales les plus menacées de la planète jusqu’à la fin des années 1990. Aujourd’hui, contrairement aux prédictions les plus sombres, les baleines grises – dont les plus grands spécimens peuvent mesurer jusqu’à 15 mètres de long – sont en pleine renaissance avec un taux de croissance supérieur à 3 % par an. Un homme est à l’origine de cette véritable résurrection : Pachico Mayoral, un pêcheur mexicain de 69 ans qui a entrepris de sanctuariser les eaux californiennes où les cétacés viennent se reproduire chaque année au terme d’une migration entamée au large de l’Alaska. Cette belle histoire a commencé voici une trentaine d’années lorsque cet homme, tombé amoureux des baleines grises, avait réussi à se familiariser avec elle au point de pouvoir les caresser de la main. La renommée du pêcheur a pris de l’ampleur au point d’attirer dans la région de millers de touristes désireux de s’approcher aussi au plus près des mammifères marins. Depuis, cette attraction est devenue un véritable business. Entre décembre et mars, près de 3 000 touristes posent leurs bagages à San Ignacio, le village de Pachico Mayoral, et sont hébergés dans des camps de vacance d’un nouveau genre, 100 % développement durable, alimenté en énergie par des panneaux solaires et des éoliennes. Parallèlement, le secteur a intégré le patrimoine mondial de l’Unesco et est devenu une zone particulièrement protégée dans laquelle les 200 familles de pêcheurs ont pu améliorer considérablement leur niveau de vie et… sauver la baleine grise.

Vendredi 12 mars 2010, 20:18

L’ours polaire en danger

 

ours20 000 à 25 000 ours polaires devraient bientôt passer sur la liste des espèces tellement menacées que leur commerce international serait interdit. Un souhait exprimé par les Etats-Unis qui devrait être soumis au vote, mi-mars, lors de la prochaine conférence de Doha.
Depuis 2008, l’ours blanc – dont la population pourrait diminuer d’un tiers sur les trois prochaines générations – est classé en espèce «vulnérable» en raison principalement de la dégradation et de la réduction de son habitat.

Vendredi 12 février 2010, 20:46

Un nouveau site pour l’écologie

developpement-durableLe ministère de l’Ecologie lançait hier son nouveau site internet : www.developpement-durable.gouv.fr
Energie, habitat, transports, mer… tous les leviers environnementaux sont réunis dans une interface efficace. Plus précisément, sept thématiques représentent l’ensemble des missions du ministère: «Energie et climat», «Logement, aménagement durable et ressources naturelles», «Prévention des risques», «Développement durable», «Transports et sécurité routière», «Mer et littoral» et «Europe et international».

Vendredi 12 février 2010, 20:39

Les cerfs ravagent la Nouvelle-Calédonie

photo afp

photo afp

L’animal est roi chez les Néo-Calédoniens mais les biologistes sonnent l’alerte: le cerf menace la biodiversité de l’île.
En effet, dans l’archipel du Pacifique Sud, dont le lagon est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, les cervidés menacent directement d’extinction d’une dizaine de plantes… «Il n’y a qu’en Nouvelle- Calédonie que j’ai vu de tels niveaux de dégâts. Le sol est à nu et ne peut plus jouer son rôle d’éponge, générant inondations lors des fortes pluies et sécheresse le reste du temps», constate Patrick Barrière, biologiste au Centre de régulation des gros gibiers (Creg). Outre la destruction de forêts, ils constituent aussi un fléau pour les cultures et les pâturages.
Introduits sur la Grande Terre de Nouvelle-Calédonie en 1870, les cerfs y sont à ce jour plus nombreux que les hommes (250000 habitants contre 250000 à 370000 cerfs selon les experts).
Aujourd’hui, avec l’appui de chasseurs, des battues de régulation sont organisées périodiquement malgré les réticences dues au statut emblématique de l’animal dans l’archipel : image du nourricier et objet de prédilection des chasseurs. «Il est indispensable de réguler, sinon il faudra des méthodes draconiennes comme l’empoisonnement, auquel nous sommes totalement opposés», explique M. Canel, dont la Fédération a formé les chasseurs aux battues.

Vendredi 12 février 2010, 20:02

« La Boudeuse » en Guyane

Le trois-mâts français La Boudeuse à Paris, quai de Bercy, avril 2009

Le trois-mâts français La Boudeuse à Paris, quai de Bercy, avril 2009

Le trois-mâts goélette d’exploration, chargé de la mission Terre-Océan, a fêté la Saint-Sylvestre à Kourou. Les travaux commenceront fin janvier.

Malgré une sévère blessure à la main qui nécessite un imposant bandage, Patrice Franceschi, le capitaine de La Boudeuse, peut afficher une légitime satisfaction. La première étape de sa nouvelle mission d’exploration est accomplie. Parti le 21 octobre de Fécamp (Seine-Maritime), le voilier construit en 1916 vient à nouveau de traverser l’océan Atlantique sans encombre depuis le Cap-Vert. Les vingt-six hommes et femmes que compte l’équipage – qui doivent être prochainement rejoints par des scientifiques – ont prévu d’établir en Guyane française leur base arrière avant de mener, pendant dix mois environ, une série d’explorations sur l’Amazone et l’Orénoque. La Boudeuse a également prévu de remonter les deux fleuves frontières de la Guyane – l’Oyapock à l’est et le Maroni à l’ouest – afin de mesurer la pollution au mercure particulièrement élevée en raison de l’orpaillage intense mené dans la région. La mission Terre-Océan a été confiée à La Boudeuse dans le cadre du Grenelle de la mer initié par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable. L’objectif de l’expédition qui durera au minimum deux années est double: il s’agit non seulement de collecter des informations de nature scientifique, mais aussi de sensibiliser le public aux problématiques environnementales. A la fin de l’année 2010, La Boudeuse doit achever ses travaux en Amérique du Sud et gagner l’océan Pacifique via le Cap Horn pour entamer le second volet de sa mission.

Informations: www.la-boudeuse.org.

Lundi 4 janvier 2010, 20:54

Menace sur la forêt de Rambouillet

photo forêt de rambouilletElle fut autrefois l’un des terrains de chasse favoris des rois. Aujourd’hui, la forêt de Rambouillet est menacée par des prédateurs autrement plus dangereux. Un chantier destiné à bâtir un immense chapiteau d’un hectare et demi visant à accueillir des expositions a en effet commencé le 23 décembre. Il menacerait une zone classée Natura 2000 abritant des espèces classées. Les associations écologistes n’ont pas tardé à réagir et ont organisé une manifestation le 28 décembre à laquelle participait le photographe Yann Arthus-Bertrand. Le chantier a été provisoirement suspendu.

Lundi 4 janvier 2010, 20:49

La carpe asiatique, nouveau fléau

Les cinq Grands Lacs américains seraient gravement menacés par les carpes asiatiques. Importé au cours des années 1970, ce poisson d’eau douce, qui peut peser jusqu’à 70 kg pour une longueur de deux mètres est réputé pour sa voracité. Echappées de leurs bassins lors d’inondations, elles ont depuis remonté le Mississippi jusqu’aux Grands Lacs dont elles menacent la faune et la flore. Treize millions de dollars ont été débloqués par la Maison Blanche pour éradiquer le fléau contre lequel tous les moyens sont bons: poison, clôtures électriques ou même fermeture des voies navigables.

Lundi 4 janvier 2010, 20:45

Le bel avenir de l’Aérolabe

Volerons-nous tous demain en Aérolabe ? La question mérite d’être posée, au regard des résultats constatés lors de son premier vol d’essai qui s’est déroulé au Mans (Sarthe), deux jours avant Noël. Conçu par Gaspard Schlumberger, un peintre-sculpteur de 39 ans, cet aéronef mû par les énergies solaires et éoliennes s’inspire du vol des goélands. Equipé d’une «nageoire caudale» et d’ailes articulées, l’engin gonflé à l’hélium emprunte aussi au principe des dirigeables.
Les ambitions du père de l’Aérolabe sont grandes: à terme, il s’agirait de transporter jusqu’à 500 tonnes de fret ou de passagers sur de longues distances. Au delà de son intérêt environnemental, ce moyen de transport propre permettrait aussi de desservir des zones très enclavées puisqu’il pourra atterrir dans des périmètres restreints, comme un terrain de football par exemple. Mais avant de voir ce beau projet se concrétiser, de nombreux développpements doivent être menés, puisque l’engin pourrait mesurer jus -
qu’à 50 mètres de long alors que le prototype ne mesure que 3,50 m. Pour réaliser son rêve, Gaspard Schlumberger s’appuie aujourd’hui sur l’Institut supérieur des matériaux et mécaniques avancés (Ismans) qui met des locaux à sa disposition tandis qu’une vingtaine d’élèves ingénieurs se mobilisent à ses côtés. Selon les estimations actuelles, l’Aérolabe exigerait un financement de 3,75 millions d’euros sur 10 ans.
Un défi technologique donc, mais aussi économique.

Lundi 4 janvier 2010, 20:42